oumou salam

Pour tous ceux que j'admire, j’ai admiré et j’admirerai toujours: Souleymane Bâchir Diagne, Abdou Diouf, Senghor, Césaire, Nelson Mandela, Jacques Diouf, Abdou Ndéné Ndiaye, Ousseynou Kane, Amadou Hampaté Bâ, Mamoussé Diagne, Pape Ahmadou Ndiaye, Sémou Pathé Gueye, Cheikh Anta Diop, Mamadou Diouf, Maryse Condé, Cheikh Ahmidou Kane, Thomas Sankara, Houphouet Boigny …entre autres.

poésies — Par salam @ 18 juillet, à 22:43

Selon jadis fier s’y introniser

et qu’explorant s’effarent les yeux purs

glissés en quelque énigme dogme obscur

s’il signifie les mots symphonisés

  

Si du lacis déceler obscur sphinx

sage splendeur offerte au frais zéphyr

le sarcophage serti d’yeux saphirs

fier à fixer cieux solitaire lynx

  

Qu’iris mirant les échos d’un salut

du sacrifice qu’il dévoue joyaux

intimes impérissablement élus

  

fût-ce de suffire en son absolu

pour accomplir voûte aux éclats royaux

en de la tombe s’élever plus haut

  

Rien ...

poésies — Par salam @ 04 mai, à 15:59

A même au flanc de caverne

Subtil mélange où fulgure

L’émanation qui hiverne

Au temps passé temps futur

  

Vrais poètes ô sanctuaire

Que s’ils ne suent pas la cire

D’épais mystère un suaire

S’oxyde à se découvrir

  

Si loin les gorges profondes

De voix masquées se sont tues

Se renaître aux gouttes d’onde

  

Qu’au temps fui sourdent battues

En rythmes brisés où vibre

Une éternelle clepsydre


A toi jeune maître ...12 ans ...

poésies — Par salam @ 30 avril, à 02:45

PRINTEMPS

  

Ivre du rayon doux ondoyant mon ailleurs

S’effondrent ultimes épars de leur pâmoison

Les faux songes mourant noyés en l’œil rieur

Aux relents blêmes chaleurs versés à foison

  

Car l’instant flou s’évente en la volupté calme

D’hymnes mauves au printemps voletés en les flûtes

Quand surgit en son ombre rampant sous la palme

L’amour en mauvaises herbes luxure les luttes

  

Egosillées venues quêtant suivant sa trace

Les foules criardes s’en vont foulant les grâces

Pour fleurs tombales au futur sentiment secret

  

Quand bavant joies jaunissantes oubli que je souhaite

Si fier en m’y renaître mince anachorète

De s’en aller fuir aux solitudes sacrées


Sang, son ...

poésies — Par salam @ 17 janvier, à 17:23

Reflets à jamais ne recueillir

Vaguement et du peu fallu d’ombre

Tant tronquée la source pure sombre

Antre des terres  intérieur bleuir

 

Lentement du fil éclos si coule

Larme goutte à goutte et perle inverse

Déchirant pellicule d’eau perce

Frisson ivre elle butine soûle

 

Sang sang marées et remous extrêmes

Dégoulinant un pourpre s’y tinte

Tapageur d’y joncher le barême

 

Sans niveau et vasque pleinement

Répandus les vigueurs ne se feintent

Qu’un reflet vrai figé vainement


Ma nuit, mon sommeil, mon cauchemard ...suspendus...

poésies — Par salam @ 23 août, à 18:07

SUSPENS

  

Deux et quelques pas ont scellé

l’oreille pliée en l’angoisse

fer battu vie sans sommeil les

feux sanglants en la nuit s’enlacent. 

  

D’un lourd pas pesant la stature

sirote en sourd l’étendue peur

non qu’un œil suspende l’imposture

brillant seul du temps qu’il effleure.

 

Sur fiers contours érige aux marches

immuable et compact d’une arche

l’essor acerbe en simulacre

 

fibre et sueur pourpre apparat

frisson sursaut dont se para

de ses luisances crues son sacre.

 

 


D'une actualite cuisante dans ma vie...

poésies — Par salam @ 15 mai, à 22:57

 

FEU

  

Eclore en chœur à s’enfuir

dès lors le sortilège

autant que braise ne luire

la fleur des âmes en manège.

 

Prompts en la foi des genèses

les sylphes qu’un jeu fiance

du feu naissant à son aise

dédient fiévreux la romance.

 

Pareils au flux des scorpions

les corps en volutes s’enflent

cambrés aux fauves passions.

 

Selon que vire le souffle

d’haleines moites ou glaciales

s’efface noce nuptiale.


Marseille...

poésies — Par salam @ 13 février, à 23:01

 

 ANCRE

  

Sitôt l’ancre lourd je m’élève

la flamme mêle claque et tord

partir sans mémoire du port

amarre au coupant ras le glaive.

 

Loin la mire que pointe un rêve

porté comme n’est qu’un vent fort

la barre évadée d’un effort

tenue ferme aux montées de sève.

 

Cœur j’y fuis la vogue écartée

et je me laure loin la mer

m’unir butinant les clartés

 

soleil lune ou flore étoilée

sans poindre en bouteille à la mer

de retour un frisson moellé.


l'enveloppe, la lettre, toi...

poésies — Par salam @ 04 décembre, à 23:36

ARRIVEE

  

Selon le voile de blanc

profond silence et non dite

fleur de peau le doigt hésite

à s’en morfondre indolent

  

Et comme un appel se fige

à suspendre une nouvelle

en le parfum personnel

qu’aile évente de rémiges

  

Tantôt de rune appose

empreinte d’un pas qui n’ose

à découvert se déduire

  

et sitôt choisie l’enclose

recto verso à n’élire

l’extase que l’on déchire


Alexandre...

poésies — Par salam @ 06 novembre, à 22:11

RONDS DE FUMEE

  

Ma flûte en zèle fluette

ni émeut moue qui s’élance

solo sourd bulle muette

tel soupirant du silence

  

Piper de charmes choyés

l’aboie moite une étincelle

du tu la fit vouvoyer

et fit tabac qui chancelle

  

Ravir versatile un signe

la bouche de rêve cligne

son oui si fumant vainqueur

  

de dons ronds dont je me doue

d’un lasso lâche en le cœur

fuit séduite on l’amadoue


Puisqu'il te plaît ...

poésies — Par salam @ 22 septembre, à 12:05

L’INVITEE

 

Du dédale endormi surgit nocturne

cadence passante et dame en cothurnes

l’ombre d’un lourd drap noir sans un seul pli

d’un mystère en la lame ensevelie

l’humeur impatiente du chaud foyer

où l’âme enflammée repose choyée

compose dans des fantasques desseins

le masque de ses funestes destins

face en capuce son émule

son frais visage ne dissimule

s’étalent en blancheur paros d’une peau

les prémices attendries d’un long repos

là rayonnante seuls osés regards

n’y pourvoient intenses ses milles égards

surpris des lisières aux grâces écloses

la bouche au menton étale sa pose

pourpre en pétales la rose au baiser

cligne en pourtour ses beautés irisées

et enfin l’œil immuable albâtre

immensément mi-clos s’y fige l’âtre

occlus du feu qui n’accueille ou qui plaque

pupille ébène ses densités opaques

bénit j’esquisse sort à ta porte

sâches ennobli accueillir digne ôte

de mon étreinte en mise à nu létale

l’esprit de l’éternel amour glacial.


TOI ...

poésies — Par salam @ 20 septembre, à 19:26

 TOI ...

 

Tu cisailles, m’entailles

Mais je vis

Tu ravages, réduit

Corps se tance, l’esprit lance

Mais je suis en vie

Le cœur hurle, brûle ces poumons

Brûle ces yeux, brûle ces oreilles

Mais je suis en vie

Souffrance de la chaire, tu ravis

Je ne veux plus t’entendre

Cylindre et cacophonie

Couffin et acouphène, chant d’oiseau, je suis en vie et je te chante

Tu me bannis, souffrance du cœur, pour un cœur, un cœur conquis

Mon cœur malade et le tien perdu et toi

Mais je suis en vie

Mal, j’ai mal

Tance et lance

Chagrin et douleur mais je souris

Mère, mer je vous suis

Invité, je te guette

Avertie, je te suis le sourire aux lèvres

Fièvre, sève et brève


Alcôve

poésies — Par salam @ 26 août, à 23:49

ALCÔVE  

Comme en son panier la recluse

s’extirpant d’un crâne en sommeil

glisse vipérine et infuse

sa voix en venin à l’oreille.

 

La sournoise en mes jours hiverne

et distordu à sa façon

prend de mes rêves la gouverne

quand le silence éteint les sons.

 

Vices nus miroir du naufrage

furie glorifiant les outrages

l’amère avare suspicion.

 

Au seuil trempé orné rancune

d’une nuit au clin d’œil de lune

ma fille intime conviction.


Dakar, Marseille, Paris, Abidjan, Bruxelles, Saint-louis ...

poésies — Par salam @ 01 août, à 16:33
  

LA VILLE

  

La ville fange, ses êtres y grouillent,

au fond d’insalubres cachots,

déchirant le sol, ils fouillent

ils ne voient que le faux.

 

Quand se répand l’odeur funeste,

flots brumeux de pourriture,

et que parsemant la peste,

ils vont quêter leur nourriture.

 

Ils tapissent le sol des rues

de leur multitude rampante,

ils se dévorent et se ruent

dans les croisées, dans les pentes.

 

J’entends encore le tic-tic

des griffes accrochant les trottoirs,

mais cette horreur est antique,

je la vois passer tous les soirs.


My birthday... suite et fin

poésies — Par salam @ 09 juillet, à 23:27
L’ETINCELLE DE VIE
  

La longue main blanche s’approche,

Sa flamme virevoltante de plus en plus proche.

- Qui pour nous a brandi la torche ?

- Qui pour nous a découvert les clefs du porche ?

Nul ne sait.

Mais les feux rieurs commencent à envelopper et à pénétrer, leurs langues avides lèchent le corps allongé.

La manivelle tournée, la mécanique peut fonctionner alors ; alors retentit le grincement lointain des roues usées et le vacarme a réveillé les gardiens des entrées.

Les feux follets s’assemblent en cercle, ils entament un chant de victoire, la danse est terminée, les démons-gardiens accourent mais il est tard, la magie, le mystère a opéré, l’énergie se diffuse et s’empare de ce royaume.

Soudain les yeux s’ouvrent.

Son regard découvre… le monde des hommes !

Le corps frêle s’étire, les mentons bougent, il est l’heure !

Vision étonnante, l’homme est là, il rit, rit et rit.

Alors la porte se referme et maintenant s’étend le long couloir noir rempli de vides et de silences ; la créature s’agenouille, le temps lui est compté !

Le roi libéré gît, ses larmes coulent, ses yeux se vident.

L’être se dresse, enchaîne un pas, un autre, et ceux qui suivent.

La lente marche funeste commence.

Les graves tambours des profondeurs résonnent ! Les secondes !

Boum ! …Boum ! …Boum ! …Boum !

Indéfiniment !      …Boum !  …Boum !

Indéfiniment et perpétuellement ! …Boum ! Boum !

My birthday...

poésies — Par salam @ 09 juillet, à 02:52

 

L’HEURE POSTUME

  

Voici l’heure où l’homme

Vaincu des assauts de la vie ,

Clame dans la nuit son silence.

 

Ce n’est que la somme

des bonheurs à jamais ravis,

Qui l’ont scellé dans l’indolence.

 

O croyant ! entourez-le de vos prières

                                           Cimetière

Ses yeux se déploient en ailleurs

                                     Railleur

                                     Brailleur

                                     Horizons infinis

 

Baladant nos aises aux palais en costumes

Ainsi va l’heure féconde ainsi va l’heure posthume

 

La nuit frappe à la porte

Regrets amères comme escorte

Crains-tu la funèbre cohorte

 

Le destin, ce matin

Par la main se fait câlin

                            Malin !

   


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